Ralentissement de l’économie chinoise : l’impact sur l’Afrique à différents  degrés…

Le ralentissement de l’économie chinoise n’affecte pas de la même manière les pays africains. Une analyse de l’Atlantic Council montre que les conséquences varient fortement selon la structure des économies et les produits exportés.

Dans une synthèse publiée en septembre, le think tank américain analyse les effets des évolutions économiques chinoises sur trois grands partenaires africains : l’Angola, la République démocratique du Congo (RDC) et l’Afrique du Sud.

Alors que la Chine a enregistré des niveaux record d’investissements en Afrique au premier semestre 2026, son secteur immobilier traverse une période difficile. La baisse des investissements et des projets de construction réduit la demande chinoise en pétrole et en matières premières traditionnelles, ce qui pénalise notamment des exportateurs comme l’Angola et l’Afrique du Sud.

À l’inverse, le développement chinois des technologies dites « propres », notamment des véhicules électriques, stimule la demande en minerais comme le cuivre, le cobalt et les produits liés à leur transformation. Une évolution qui profite davantage à la RDC, grande productrice de ces ressources.

Une Chine qui exporte davantage vers l’Afrique

Face à une consommation intérieure moins dynamique, Pékin cherche de nouveaux débouchés pour ses produits manufacturés. Les exportations chinoises vers l’Afrique ont ainsi fortement progressé au cours des 18 derniers mois, plus rapidement que vers plusieurs autres régions du monde.

Cette évolution présente toutefois un double effet pour les économies africaines. Les consommateurs bénéficient de prix plus accessibles pour les équipements électroniques et les machines-outils, mais les industries locales doivent faire face à une concurrence chinoise accrue, susceptible de fragiliser certaines productions nationales.

L’Atlantic Council relève également une autre tendance : l’intérêt croissant des ménages chinois pour l’or comme valeur refuge, ce qui peut bénéficier au secteur aurifère de l’Afrique du Sud.

Une relation Chine-Afrique de plus en plus différenciée

Ces tendances, déjà observées par l’Atlantic Council l’année précédente, semblent aujourd’hui s’accentuer. Pour les analystes, les pays africains exportateurs de matières premières ne peuvent donc plus compter automatiquement sur la croissance chinoise pour soutenir leurs économies.

La relation entre la Chine et l’Afrique apparaît ainsi de plus en plus différenciée : certains pays profitent de nouvelles opportunités liées aux technologies et aux minerais stratégiques, tandis que d’autres subissent le ralentissement de secteurs chinois fortement consommateurs de matières premières.

Le défi pour les économies africaines reste donc de diversifier leurs exportations, transformer davantage leurs ressources localement et réduire leur dépendance à un seul grand partenaire commercial.

Par Nfally

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *