La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a condamné Mohamed Lamine Bangoura à sept ans de prison ferme dans une affaire de détournement présumé de 20 milliards de francs guinéens destinés au fonctionnement de la Cour constitutionnelle. Ses deux coaccusés, poursuivis dans le même dossier, ont écopé de dix ans de prison chacun.
La lutte contre les infractions économiques et financières en Guinée connaît un nouvel épisode avec la condamnation, le mercredi 21 octobre, de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura. Reconnu coupable de corruption, d’enrichissement illicite, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux, il devra également payer une amende de deux milliards de francs guinéens et est frappé de cinq ans d’inéligibilité. La cour a ordonné la confiscation de ses biens en Guinée et au Sénégal.
En détention depuis décembre 2022, l’ancien haut magistrat avait plaidé non coupable. En juin, le parquet avait requis dix ans de prison ferme et une amende de 50 milliards de francs guinéens.
Ses coaccusés, Amadou Diallo, ancien vice-président de la Cour constitutionnelle, et Sidiki Sylla, ancien directeur administratif et financier, ont été condamnés à dix ans de prison et à cinq milliards de francs guinéens d’amende chacun. Tous deux étant en fuite, la CRIEF a délivré des mandats d’arrêt à leur encontre.
Au titre des réparations, les trois anciens responsables ont été condamnés solidairement à verser 41 milliards de francs guinéens à l’État.
par Nfally