Jeux Olympique de la Jeunesse (JOJ) à Dakar: La flamme entame son grand périple à travers le pays…

Au Sénégal, la flamme des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) a entamé, lundi 14 septembre, son périple à travers le pays. Partie du centre-ville de Dakar, elle doit parcourir quelque 3 600 kilomètres et traverser toutes les régions du Sénégal avant de parvenir à l’ouverture de la compétition, prévue le 31 octobre.

Pour son premier parcours, la flamme olympique a été accompagnée par les rythmes des tambours du 12e Gaïndé, le célèbre collectif de supporters sénégalais. Une dizaine de porteurs, parmi lesquels de jeunes sportifs et d’anciens olympiens, se sont relayés pour transporter le symbole des jeux.

Parmi les sportifs figurait Maimouna Thiam, 30 ans, créatrice de contenu très suivie sur les réseaux sociaux. Pour cette occasion particulière, elle avait choisi de porter un foulard orangé sur la tête, un choix hautement symbolique à ses yeux.

« Porter la flamme olympique est un immense honneur et, pour moi, il était important de mettre en avant le foulard parce qu’on est au Sénégal, on est en Afrique, et que sur mes réseaux sociaux, je passe mon temps à valoriser nos traditions », explique-t-elle.

Après être passée par la place de l’Indépendance, puis devant le palais présidentiel et le marché Sandaga, la flamme a achevé cette première étape devant l’hôtel de ville de Dakar.

Pour les Sénégalais venus assister aux festivités, cet événement a constitué une véritable bouffée d’air frais et une parenthèse festive dans une actualité politique agitée ces derniers mois.

« Aujourd’hui, c’est la fête, on ne va pas parler de politique ! Je dis à nos enfants : « Soyez sages, des étrangers du monde entier vont venir parce qu’aujourd’hui, c’est le Sénégal qui organise les JOJ… Cela nous rend fier, alors il faut que nous marchions tous dans la même direction pour réussir ! » », témoigne Ousseynatou.

Pour Boully Galissa, chef de cabinet du maire de Dakar, cette cérémonie vient concrétiser plusieurs mois de travail et marque une étape importante dans la préparation de l’événement. Il insiste également sur la volonté du Sénégal de donner aux Jeux olympiques de la Jeunesse une identité profondément africaine.

« Les Jeux olympiques ont toujours été considérés comme un jeu élitiste, qui ne reflète pas – ou peu – les traditions et les cultures de certains continents, surtout le continent africain. Les bâtiments, les routes… on en voit en Europe et on en voit partout dans le monde. Nous, ce que nous allons donner en cadeau aux Jeux, c’est l’immatériel, ce qui identifie les Sénégalais… La Teranga sénégalaise va être servie ! », affirme-t-il.

La Teranga, symbole de l’hospitalité sénégalaise, devrait ainsi occuper une place centrale dans l’accueil et l’identité culturelle de ces JOJ.

Après son passage dans Dakar et sa banlieue au cours des prochains jours, la flamme poursuivra son voyage à travers les différentes régions du pays à partir de la fin du mois. À travers ce parcours de 3 600 kilomètres, le Sénégal entend faire participer l’ensemble de sa population à cet événement.

Par Ousmane

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