La CAN tous les quatre ans : Quand Motsepe veut « tuer » le football africain…

Le Président de la Confédération africaine de football (CAF), sous l’influence et l’insistance manifestes de Guianni Infantino, Président de la Fédération internationale du football association (FIFA), a pris la décision « unilatérale » de fixer la durée de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) à quatre ans au lieu de deux. Cette décision a soulevé de l’émoi chez tous les fans du foot africain.

« Comment cela est-il possible ? Comment peut-on prendre une telle décision sans consultation préalable ? Quel sera l’avenir du foot africain ? »   Telles sont les interrogations qui fusent de partout.

Les fans du football africains sont tellement révulsés par cette décisions, ils ne comprennent pas le silence des différentes fédérations membres de la CAF. Aucune contestation pas  même un avis ou une demande de concertation plus approfondie.

La cible principale du courroux de ces férus du foot africain est le Président de la CAF, Patrice Motsepe, qualifié de « vendu à la solde de Infantino ».

«  Motsepe ne roule pas pour le football africain. Tout ce qui l’intéresse, c’est l’argent. Il est comme le Président de la FIFA. Celui-ci a tenté de vendre la FIFA en créant une structure parallèle pour amasser de l’argent. Mais les Fédérations internationales ont tapé du poing sur la table qui lui a fait revenir à la raison. Mais, en Afrique, on laisse faire. Les membres de la CAF ne pensent qu’à leurs intérêts sinon on ne peut laisser une telle décision de porter la durée de  CAN à quatre ans. On veut tuer le foot africain… », s’indigne un ancien footballeur.

Pour un avis d’un commentateur et connaisseur du football du continent, la CAN n’est pas seulement « une rencontre de football », mais c’est plutôt un « évènement culturel, un facteur de cohésion, d’unité du continent et de réalisation des infrastructures ».

«  Quand un pays est choisi pour abriter la compétition de la CAN, un budget est levé pour la réalisation d’infrastructures sportives, routières, hôtelières et sanitaires. Partout en Afrique, c’est l’effervescence et la joie. Chaque pays mobilise des supporters et des fans pour aller participer à l’évènement. Quand la CAN se joue, c’est l’Afrique qui bouge. C’est pour cela on ne peut pas laisser un seul individu décider du sort de la durée de la CAN. Les politiques doivent se lever pour s’ajouter à tous ceux qui aiment le football africain pour dire NON à Patrice Motsepe… ».

Il ne fait aucun doute que le Président de la CAF a été influencé par Guianni Infantino, Président de la FIFA. Notons que depuis l’élection de ce dernier à la tête de l’instance mondiale du football, il a pris la CAF comme son « jouet » à manipuler à sa guise. C’est sous son injonction que la dernière organisation de l’élection du Président de la CAF – qui a mis Motsepe à sa tête – n’a été qu’une simple sélection.

Et puis, Infantino ne cache pas son intention de prendre les joueurs africains comme « des vaches à lait » pour alimenter les compétions européennes. Depuis l’arrivée de son poulain Motsepe à la CAF, la date de l’organisation de la CAN est devenue une loterie au gré des humeurs de ces deux dirigeants. Tantôt c’est en janvier, tantôt en juin ou plutôt en décembre. Chose inédite, la dernière CAN a été organisée en décembre – janvier. Au moment où tous les joueurs internationaux se reposent et jouir des fêtes de fin d’années. Tout ceci dans le seul but de ne pas bousculer le calendrier des compétions européennes.

« Guianni Infantino fait croire aux membres de la CAN et mêmes à certains africains qu’il aime le football africain et qu’il œuvre dans ce sens. Les faits le contredisent. Même si l’Afrique a gagné cinq autres places pour la Coupe du monde, ce qui était normal, cela ne signifie en rien qu’il se soucie de l’avenir du foot africain. Tout ce qui le préoccupe est l’argent. La preuve en est qu’il vient d’être débouté par les membres de la FIFA pour avoir tenté de créer une structure parallèle dans le but unique d’amasser de l’argent… », explique un journaliste sportif africain. Il ajoute : « Les africains se doivent de se méfier de ce duo Infantino – Motsepe. Quant à la CAF, il vaut mieux de se débarrasser de Patrice Motsepe avant même 2029 date à laquelle finit son mandat qu’il ne compte pas selon lui renouveler… ».

Par Ousmane

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