Burkina Faso : un capitaine qui engrange des succès économiques …

Au pays des Hommes intègres, l’histoire rappelle toujours des souvenirs d’hommes politiques, de sages, de valeureux personnages qui ont façonné la destinée de ce pays et qui ont marqué de leur empreinte la marche du continent africain. Aujourd’hui, un homme fait parler de lui dans la gestion du Burkina Faso et son développement : le capitaine Ibrahima Traoré.

Voici un jeune officier qui suscite « admiration et respect » depuis qu’il est à la tête du Burkina Faso. Notamment, sur le plan économique. Sa  gestion rigoureuse des revenus de l’Etat, les réalisations économiques par l’utilisation judicieuse des recettes commencent à porter ses fruits. Le visage du Burkina Faso change. La réalisation des infrastructures routières, des centres de santé, la construction d’usines, des écoles et des universités et tant d’autres sont des preuves d’une nation en pleine envole.

Le capitaine Traoré a fait plus. Il a résilié tous les contrats miniers, construit des usines de raffinage d’or sans compter celles concernant la production des équipements dont l’armée a besoin. Tout ceci sans apport extérieur, uniquement sur fond propre de l’Etat.

Toutes ces réalisations pour le développement du pays sur fond propre méritent  une attention particulière. Pendant que d’autres pays africains s’endettent et pensent ne jamais se passer des fonds du FMI et des autres institutions financières internationales, le Burkina Faso fait figure de champion d’une économie basée sur la gestion rigoureuse des finances publiques.

« Ce n’est pas de la magie. Le capitaine Ibrahima Traoré n’a fait que gérer ce que l’Etat engrange comme recettes. Ce sont ces fonds qui sont repartis dans les objectifs stratégiques de développement. Même un salaire il n’en a pas… », explique un économiste. Il ajoute : « Si tous les chefs d’Etat africains adoptaient la même approche en gérant bien des revenus de l’Etat, à lutter contre la corruption et les détournements de deniers publics, l’Afrique aurait avancé considérablement… ».

Un autre observateur souligne : « Quand vous ouvrez certains medias internationaux, vous entendez des dénigrements du comportement des dirigeants des Etats du sahel. On vous présente des visages catastrophiques de ces pays pour dire que rien ne va. Alors qu’au fond, le courage et le patriotisme dont font preuve leurs dirigeants sont des exemples à saluer… ».

Aujourd’hui, le capitaine Traoré ouvre une autre page de l’histoire de l’Afrique en révisant les systèmes d’enseignements hérités de  la colonisation. Car selon lui, « la colonisation de l’Afrique se poursuit à travers l’enseignement donné aux jeunes générations ». C’est ainsi que beaucoup d’ouvrages ont été réévalués, remis en forme pour correspondre à la réalité et la culture du continent africain. Une démarche saluée par bon nombres de pédagogues.

Ibrahima Traoré rappelle foncièrement un certain capitaine Thomas Sankara, abattu à la fleur de l’age par des forces antagonistes extérieurs en complicité avec des éléments internes de l’armée burkinabé. Sankara rêvait d’une Afrique unie, intègre et prospère dont le Burkina serait la pépinière. Mais hélas.

Si les prouesses du jeune capitaine burkinabé sont à saluer, il serait louable et indispensable d’apporter des reformes politiques et sociales d’envergure. Pour davantage « encrer le développent et la prospérité dans un environnement  de quiétude, de paix, de la préservation et la défense des libertés individuelle et collective ». C’est en cela seul qui reflétera l’esprit sankariste dont le capitaine Ibrahima Traoré se targue de valoriser.

Par Abdel Aziz

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